Symphonies de Beethoven avec Yannick Nézet-Séguin
11-27 Avril 2020

Annonce spéciale

It is with great disappointment that we must inform you that the Luxembourg and Paris Philharmonies have  been forced to cancel our forthcoming concerts with Yannick Nézet-Séguin who was due to be conducting Beethoven symphony cycles in both cities.  This project was of course going to be a major milestone in the close to 40 year life of the COE and the concerts, apart from being sold out weeks ago, were going to be recorded for Deutsche Grammophon.

Beethoven’s symphonic repertoire has been at the very heart of the COE since its foundation in 1981, and it is an immense blow for us to lose this opportunity to be able to rediscover, perform and record these extraordinary works with Yannick, our special Honorary Member.

It is almost 30 years ago that we performed and recorded our first Beethoven symphony cycle with our first Honorary Member, Nikolaus Harnoncourt , a recording which went on to win every major recording award and which sold over one million CDs. Looking to the future, we will hopefully find a way to bring our current project back to life with Yannick and will announce our rescheduled plans  as soon as possible.

Inevitably, we are very concerned about all our concerts that are scheduled in the coming months, particularly those in Germany in May and early June as well as our visit to the Bravo Vail Festival in Colorado with Yuja Wang at the end of June.  While we hope a miracle may yet happen, we have to be realistic and accept that all our forthcoming projects in the next few months are in jeopardy as a result of the Coronavirus outbreak.  We can however assure you that we have every intention of fighting our way through these difficult times and indeed being in a position to continue to make music at the highest level throughout the world, as we have done for almost four decades.

Un message de Yannick

 

Partenariat avec B&H

Dans le cadre de ces concerts, le Chamber Orchestra of Europe et la maison d’éditions musicales Allemande Breitkopf & Härtel étaient fiers d’annoncer leur collaboration et partenariat pour célébrer “LvB 250” – le 250ème anniversaire de Ludwig van Beethoven en 2020.

Cette intégrale, sous la baguette de Yannick Nézet-Séguin aurait été une lecture de la toute nouvelle partition, maintenant terminée, de Breitkopf intitulée “Nouvelle édition intégrale Beethoven”. “Il s’agit d’une première par bien des aspects pour tous les protagonistes de cette collaboration: le chef d’orchestre, l’orchestre et la maison d’édition. Nous sommes fiers de nous joindre à l’équipe merveilleuse et exaltante du COE”, selon Nick Pfefferkorn (CEO de Breitkopf & Härtel). “Dans la Symphonie No. 9 particulièrement, on peut vraiment entendre la différence car la partition originale et récemment re-découverte de Contrebasson est utilisée pour la première fois.”

 

Le COE et Yannick

Donner et enregistrer toutes les symphonies de Beethoven avec Yannick Nézet-Séguin était un projet qui nous était particulièrement cher, non seulement parce que Beethoven se trouve vraiment au coeur du COE depuis sa création en 1981, mais aussi parce que Yannick est un grand ami de l’Orchestre. Depuis notre première tournée ensemble en 2008, nous nous sommes lancés dans de nombreuses aventures musicales passionnantes et avons sortis plusieurs CDs chez Deutsche Grammophon:

Ces enregistrements sont tous disponibles à l’écoute sur Idagio, partenaire du Chamber Orchestra of Europe et la première plate-forme globale de streaming de musique classique. Vous y accèderez en cliquant sur les liens ci-dessus.

Les images parlent souvent mieux que les mots et cette courte video vous éclairera sur la relation bien particulière qui existe entre le COE et Yannick.

 

Le COE et Yannick

Souvenirs du premier enregistrement des symphonies de Beethoven (1991)

L’enregistrement des symphonies de Beethoven par le Chamber Orchestra of Europe et Nikolaus Harnoncourt en 1991 a représenté l’apogée de ce qui peut maintenant être considéré comme le début d’une collaboration artistique et une amitié de longue haleine.

En effet, la première collision entre ces deux forces a été un projet Beethoven – ce qui, rétrospectivement, semble si évident et naturel.

Les premières répétitions en Octobre 1986 eurent lieu dans un vieux studio d’enregistrement dans les entrailles de la Wiener Konzerthaus. Cette “blind date” avait été organisée par un impresario audacieux (visionnaire?) et subtilement encouragée par une poignée de musiciens du COE qui avaient déjà des contacts avec Nikolaus Harnoncourt par d’autres ensembles.

A ce moment-là, personne ne pouvait prévoir l’impact qu’allait avoir cette aventure. Le COE et Nikolaus commencèrent à travailler sur les Symphonies Nos. 6 et 8 de Beethoven, que le COE avait déjà souvent données en concert, et les premières impressions lors de ces répétitions ont laissé une trace indélébile dans les esprits de tous les musiciens.

La solide perspective musicale d’interprétation historique de Nikolaus Harnoncourt et son imagination extraordinaire, ainsi que sa capacité à communiquer et synthétiser ces deux éléments correspondaient tout naturellement à la recherche de “réponses” du COE et à sa capacité à transférer – généralement très rapidement – des concepts complexes dans un contexte orchestral. Nous avons rapidement saisi les idées et les techniques d’une approche rhétorique de la musique. Les similarités et différences entre les instruments modernes et ceux des 18ème et 19ème siècles ont également été reconsidérées, consciemment et avec un esprit critique afin de développer un style d’interprétation particulier (l’aspect le plus évident de ce style étant notre utilisation de cuivres et timbales historiques). Les résultats étaient souvent immédiats. La Symphonie “Pastorale”, avec sa structure si claire, fut peut-être l’exemple le plus révélateur. La Scène du Ruisseau ou l’Orage par exemple vibraient de la puissance de la nature et nous n’avions jamais fait vécu cette musique de cette manière auparavant. Lors de notre “voyage” au coeur des anciens modes religieux aux motifs dans le style du cantus firmus dans le dernier mouvement de la 8ème Symphonie – une oeuvre que nous pensions bien connaître – plus d’un musicien s’est demandé “… il invente là, non?” Non.

La monumentale 5ème Symphonie termina notre première série de concerts. Jouant cette oeuvre pour la première fois, l’Orchestre fut comme possédé par la musique et le nouveau langage musical qu’il venait d’apprendre. Les musiciens entrèrent dans une sorte de transe si bien qu’encore aujourd’hui, beaucoup sont incapables de se rappeler du concert lui-même. Une chose est certaine en revanche, le dernier accord de la symphonie fut suivi par un long silence, suivi d’un grognement dans le public puis des applaudissements sporadiques qui devinrent de plus en plus nombreux et enthousiastes.

Dane Roberts
Contrebasse
Chamber Orchestra of Europe

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